Histoire et culture

« Révérez mon sanctuaire, je suis le Seigneur »

Ces mots gravés sur le linteau de la porte latérale sud invitent à franchir le seuil de l’actuelle église baroque de Vollèges datée de 1733. Elle remplace une précédente église gothique, dont la construction a commencé par la tour du clocher-porche en 1456. Si la nef gothique et le chœur étaient achevés avant 1474, il faudra attendre plus de 50 ans pour que la tour et sa flèche octogonale concave ne soient achevées, vers 1509. Elles forment un beau clocher qui seul n’a pas été démoli en 1730, au moment d’entreprendre la construction de l’église baroque.


Trésors intérieurs

A l’intérieur, l’œil est attiré par le beau maître-autel en maçonnerie et stuc-marbre blanc des frères Gualino, consacré en 1870. Au centre du retable, Paul von Deschwanden (1811-1881) a peint un saint Martin, patron des lieux. Les retables latéraux (vers 1680-1700) sont antérieurs à l’église actuelle. Le tableau de saint Sébastien date de la même époque. Comme les panneaux de la chaire (1683) et les fonds baptismaux, ces meubles se trouvaient donc déjà dans l’ancienne église gothique. Le tableau de la Vierge du rosaire (1866) est l’œuvre du peintre Emmanuel Chapelet (1803-1866). A l’occasion de sa dernière rénovation d’envergure (1990-2010), l’église de Vollèges a reçu un mobilier liturgique contemporain en acier massif et en pierre naturelle d’Ossola. 


Lumières et couleurs

Dans le chœur, les vitraux (1946) de Paul Monnier (1907-1982) illustrent les mystères de la vie du Christen jaune, bleu et rouge. Ils illuminent, dans la nef, les saints patrons de Vollèges, Martin et Sébastien ; du Valais, Maurice et Catherine ; la patronne des musiciens, Cécile et François d’Assise, dans un dialogue de teintes chaudes et froides. Un chemin de croix moderne peint au couteau par Suzanne Bessard, artiste vollégarde, a pris place sur le mur nord de la nef.


Dedicace

Saint Martin de Tours, évêque (316397)

Martin, soldat hongrois de l’armée romaine, connu pour avoir partagé son manteau avec un pauvre, fut d’abord le disciple de saint Hilaire de Poitiers (vers 300-367) avant de fonder en 360 à Liguegé le premier des monastères d’Occident. 

Ordonné évêque de Tours en 372, il institua une fraternité de moines apostoliques pour l’évangélisation des campagnes de la Touraine et des régions environnantes. L’évêque Martin fonda un ermitage à Marmoutier qui fut à l’origine d’une puissante abbaye.  

Dans une vision, il entendit le Christ lui dire : « J’étais nu, Martin m’a couvert » (cf. Mt 25,40). Incarnation 

Pour nous, aujourd’hui…

Saint Martin de Tours incarne cet idéal …

Saint Martin de Tours incarne cet idéal : évangéliser par la charité. Son geste de partage marque à jamais les esprits, plus que n’importe quel discours. En recouvrant un pauvre de la moitié de son manteau, il met en pratique le cœur de l‘évangile : « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). 

Le geste de Martin inspirera d’innombrables disciples pour vivre après lui l’adoration véritable, celle qui rejoint le Christ dans ses pauvres. Que son exemple nous rende plus empressés à partager.

Saint Martin de Tours incarne cet idéal : évangéliser par la charité. Son geste de partage marque à jamais les esprits, plus que n’importe quel discours. En recouvrant un pauvre de la moitié de son manteau, il met en pratique le cœur de l‘évangile : « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). 

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